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Israël raconté à ma fille

Metula News Agency ©

Guy Millière s’explique sur son engagement en faveur d’Israël.

Pourquoi je combats l’antisémitisme et la haine à l’encontre d’Israël (info # 011206/16) [Analyse] 
Par Guy Millière © Metula News Agency

L’une des questions que l’on m’a le plus souvent posée à la fin des conférences que je donne année après année en Europe, en Amérique du Nord ou en Israël, est celle me demandant pourquoi, moi qui ne suis pas juif, je me suis autant impliqué dans le combat contre l’antisémitisme et pour la défense d’Israël. C’est pour répondre à cette question que j’ai écrit un petit livre qui vient d’être publié, "Israël raconté à ma fille"*.

Le fait est que rien ne me destinait à ce combat. Mes parents, aujourd’hui disparus, étaient de braves gens, mais ne m’ont jamais parlé des Juifs, du génocide commis par les nazis, et ne m’ont jamais parlé d’Israël. Plus grave : mes professeurs de collège et de lycée ne m’ont rien dit non plus.

C’est arrivé à l’âge de dix-neuf ans, lorsque j’ai rencontré une survivante des camps de la mort, et qu’ayant vu un tatouage bleu sur son bras, je lui ai, en toute innocence, demandé ce qu’était ce tatouage. Je me souviens de ce moment jusqu’à ce jour, plus de quarante ans plus tard, car elle m’a tout expliqué. A partir de ce moment, j’ai su, non seulement ce qui s’était passé, mais aussi qu’on m’avait menti et que ce que je venais de découvrir avait été occulté en France et en Europe.

Depuis cette rencontre, j’ai su aussi qu’il s’était passé quelque chose d’abominable en Europe, et j’ai su, en outre, que le mensonge et l’occultation signifiaient que Français et Européens avaient fait des choix abjects et persistaient pour partie dans ces choix.

J’ai choisi pour ma part de combattre le mensonge et l’occultation. J’ai compris peu à peu, au fil de mes lectures, la place immense et délétère que l’antisémitisme avait occupée dans l’histoire européenne, et aussi ce que la civilisation occidentale devait aux Juifs et au judaïsme. Je me suis senti investi d’une mission éthique. Le livre explique en détail la façon dont j’en suis venu à définir cette mission éthique.

Je ne savais encore rien d’Israël lorsque j’ai découvert ce que j’avais découvert grâce à la femme au tatouage bleu.

J’ai, un peu plus tard, fait une autre rencontre : celle d’un cinéaste très à gauche et très en vogue à l’époque, qui m’avait incité à me rendre dans un « camp de réfugiés » au Liban, où je rencontrerais, m’avait-il dit, des « résistants ». Ce camp était un camp « palestinien ».

Je me souviens aussi jusqu’à ce jour de ce que j’ai découvert dans ce camp, et nul ne peut prétendre à mes oreilles que ce que j’y ai vu n’a jamais existé. J’ai vu. J’ai entendu. Je m’en souviens.

J’ai rencontré des antisémites qui prenaient plaisir à tuer des Juifs. J’ai rencontré des gens qui lisaient Mein Kampf. J’ai rencontré des gens qui voulaient rayer Israël des cartes du monde dans un bain de sang ; des gens qui usaient de ruses et de stratagèmes pour avancer vers cet objectif. J’ai rencontré des individus qui lavaient le cerveau des enfants pour les transformer en tueurs de Juifs.

Je n’avais pas encore mis le pied en Israël, mais je savais déjà qu’Israël était l’objet d’une haine destructrice et exterminationniste, et que les militants « palestiniens » étaient les agents de cette haine.

Je me suis juré dès cet instant de la combattre. Le livre explique en détail pourquoi et comment j’en suis venu à considérer qu’il était essentiel de combattre cette détestation. Il explique pourquoi, dès cet instant, j’ai su ce qu’était la « cause palestinienne ».

J’y écris que je suis parfaitement au courant que nombre d’adeptes de la « cause palestinienne », en Europe ou en Amérique, ont vu et entendu les mêmes choses que moi, et pourquoi, dès lors, je les considère être les vecteurs d’une double abjection qui persiste à ce jour.

Les adeptes de la « cause palestinienne » savent qu’ils soutiennent des tueurs de Juifs, et cela les rend complices d’assassinats. Ils savent qu’ils supportent des monstres qui transforment des enfants arabes en tueurs de Juifs.

Combattre la « cause palestinienne » et combattre ses adeptes est devenu pour moi une autre mission éthique. Le livre explique pourquoi ces deux missions participent d’un même combat contre la haine, pour la liberté et la dignité de l’être humain.

J’y décris, ensuite, ma découverte d’Israël et tout ce qu’Israël m’a appris et apporté.

J’y cite le grand économiste américain George Gilder, qui a écrit que quiconque est imprégné de ressentiment ne peut que détester les Juifs et détester Israël, et que quiconque est imprégné de l’amour de la réussite et de l’accomplissement, ne peut qu’avoir de la gratitude à l’égard des Juifs et du judaïsme et ne peut qu’aimer Israël.

J’ai écrit le livre pour répondre à la question qu’on m’avait si souvent posée, et également, parce que j’ai ressenti qu’il était urgent de l’écrire.

Car l’antisémitisme s’accroît de tous côtés en Europe, et c’est absolument indigne. La haine d’Israël y est installée dans les esprits, où elle s’accompagne d’un ensemble de falsifications nauséabondes.

La « cause palestinienne » est présentée comme ce qu’elle n’est pas et n’a jamais été : elle est présentée comme un mouvement de libération d’un peuple, alors qu’elle est en fait un mouvement de haine, d’exterminationnisme, et d’asservissement de millions d’Arabes à l’idée que leur rôle sur terre est de servir cet exterminationnisme.

Mon ami David Horowitz a souligné il y a quelques années que l’invention du peuple palestinien était l’une des inventions les plus immondes de l’histoire du l’humanité, car le peuple palestinien est le seul peuple à avoir été inventé pour servir à l’anéantissement d’un autre peuple.

Il avait raison. Il n’a cessé d’avoir raison.

Note :
*"Israël raconté à ma fille", Les Provinciales, 2016, 124p., 12 €


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