Une heure après les carnages de Bruxelles
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La Croix dénonçait les juifs…



Publié le : 23 mars 2016

Le 22 mars, à 8 h et vers 10h, deux attentats secouaient la Belgique, l’Europe, et tous les pays aux valeurs humaines comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou encore Israël.

Et alors que le monde pleurait la perte de nos frères humains, la Croix publiait à 11 heures un édito consternant de haine et d’aveuglement, dénonçant les juifs de France et l’Etat juif.


Morceaux choisis:


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Vous, le Juif Français, cher ami par Najwa Barakat

Nombre de philosophes, intellectuels, écrivains et journalistes vous induisent en erreur. (…) Leur vision du Mal est réductrice, simpliste et leur jugement partial. Ainsi, ils fustigent les islamistes et les musulmans, tout en justifiant le colonialisme fanatique qui sévit dans les Territoires occupés.

(…) Depuis les années 1980, les « nouveaux historiens » israéliens ( Ilan Pappé , Tom Segev , Avi Shlaïm , etc.) ont révisé l’historiographie israélienne officielle. Ils ont déconstruit l’« histoire nationale » et remis en question ses mythes fondateurs.

Tant de voix opposantes s’élèvent en Israël et ailleurs, dénonçant la politique israélienne envers les Palestiniens. Mais on ne les entend pas tenir ce discours dans les médias français. Ce sont des juifs qui ne sont ni sionistes, ni favorables au gouvernement israélien. Ils ont compris que le conflit n’est pas religieux mais politique, et ils militent pour une paix juste entre Israël et la Palestine.

(…) j’en appelle à votre « judéité », à cet héritage culturel millénaire pour qui « la Terre promise » est un symbole d’humanité, un absolu métaphysique, une patrie de l’âme, et non un lieu géographique avec des murs et des barbelés.

Vous ne rêvez pas. L’Europe est traversée par une vague de terrorisme sans précédent, mais « il ne faut pas fustiger les islamistes » – non, non et non. Par contre, si vous êtes « de vrais juifs, » alors vous devez fustiger le gouvernement israélien.



Voilà en substance ce qu’écrit Najwa Barakat, « journaliste » libanaise en exil à Paris.

Elle dit qu’il ne faut pas écouter les savants français – peut-être faudrait-il demander aux juifs de s’ouvrir un peu plus l’esprit et d’apprendre à couper les tête où à éparpiller les morceaux de corps humain ? N’est-ce pas là l’idéologie qui lui plait ? L’idéologie qu’il ne faut surtout pas toucher sous peine d’être traité « d’islamophobe » ? de raciste ?

Je me demande ce qu’il s’est passé dans la tête de Mme Barakat pour publier ce papier 1 heure après le carnage du métro. S’est-elle dit: « hum… critiquons Israël pour détourner l’attention… Ces attentats de Bruxelles, ce n’est pas l’Islam, ca n’a aucun lien avec l’Islam. Par contre, si les juifs ne vivaient pas en Israël, il n’y aurait certainement jamais eu d’attentat… » ? A moins qu’elle ait décidée de publier son article après avoir entendu des enfants pleurer dans le métro bruxellois… Elle se serait dit quelque chose comme « chez nous, dans le monde arabo-musulman, il y a une chose qui est plus forte que tout, qui nous unit malgré toutes les catastrophes: la haine des juifs et d’Israël. Peut-être que mon article fera taire Finkielkraut dans les médias et fera croire que ce n’est pas l’Islam qui a tué ce matin… mais les sionistes »

Et qu’il est drôle, si l’on peut dire, de lire Mme Barakat dénoncer la « non-médiatisation » des anti-sionistes israéliens et juifs dans les médias français. Son propre article du jour prouve le contraire. Et pour le reste, c’est qu’elle ne doit pas lire les mêmes journaux que nous. Le Monde, Le Figaro, L’Huma, l’Obs… partout je lis les éditos du révisionniste Shlomo Sand, les interviews d’anciens ambassadeurs de gauche extrême (plus que proche de l’anti-sionisme) comme Eli Barnavi ou Dani Sheik… Je lis les articles du Figaro qui parlent des « victimes palestiniennes » quand il s’agit d’un terroriste abattu après un attentat.

Alors que veux Mme Barakat ? Tout simplement que les juifs « retournent » chez eux… en Pologne, en Allemagne. A Auschwitz certainement. Et à Dachau, avec les migrants arabes ? Mais aussi probablement en Algérie, au Yémen, en Irak, en Iran. Enfin bref, partout où ils ont été spoliés, expulsés, convertis de force, massacrés, humiliés, brûlés, et j’en passe… Ce serait donc ça la solution, un judaïsme « et non un lieu géographique. » Et oui !

Mais non. Cela n’arrivera pas pas. Les juifs ne seront plus vos dhimmis. Les juifs ne subiront plus. Pendant 2000 ans des juifs « sans lieux géographique » ont soufferts de vos carnages, qu’ils soient chrétiens ou musulmans où communistes. Aujourd’hui les juifs ont un lieu géographique – leur lieu géographique – ainsi qu’un drapeau, un hymne et même une armée.

Les chrétiens ont le Vatican. Les musulmans ont la Mecque. Les juifs ont Jérusalem. Qu’est-ce qui vous dérange ? Que les chrétiens ne soient pas autorités à prier en Arabie Saoudite où que les musulmans aient les mêmes droits que les juifs au sein même de la capitale historique, unie et indivisible de l’Etat d’Israël ?

Et savez-vous que qu’ont aussi les juifs, Mme Barakat ? Ils ont un livre. La Torah.

Et dans cette judéïté là, celle que vous « respectez » et que vous « admirez » (je cite: « Cette judéité-là je la revendique ») il est fait mention d’un lieu géographique: Jérusalem, Israël.

Serait-ce à dire que vous ne prenez dans le judaïsme que ce qui vous arrange ?

Vous me faites penser, Mme Barakat, à Arté, la chaîne de TV franco-allemande. Les juifs ont l’habitude de dire que cette chaîne « aime les juifs… morts. » De fait, on y voit des tonnes de documentaires sur la Shoah et sur l’importance du souvenir. Mais dès qu’il s’agit d’Israël et de juifs qui se défendent face aux barbares du Hezbollah ou du Hamas, face aux terroristes musulmans qui égorgent des familles entières, alors Arté fait ce qu’il y a de mieux dans l’anti-sionisme.

Votre amour pour la judéité, vous savez où vous le fourrer.

Avec tout mon respect, bien entendu.